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Rubriques Le
village aujourd'hui Annuaires
et vieux papiers Les Personnalités et cérémonies officielles La
vie des lourméliens
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Les vins des Lourméliens Arlette et Jean-Marie CAMBILLAU 16 Le Vergey 33410 CADILLAC Tél:05.56.62.92.48 Fax : 05.56.62.65.18 http://www.vins-graves.com
Bernard BOUCHE et fils Viticulteurs à PODENSAC (33)Tél05.56.27.17.05 Fax : 05.56.27.24.19
Nicole&Frédéric DOERMANN à LATRESNE (33) Tél : 05.56.20.78.19 Louis-François ROBERT Viticulteur - Récoltant à VERZE EN MACONNAIS (71960) Tél: 03.85.33.38.94
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Dernière minute :
Nous venons d'apprendre avec une peine profonde le décès de Yvon LORENTE qui collaborait activement à la tenue de notre site. Yvon s'est éteint ce Samedi 21 Juin des suites d'une grave maladie qu'il combattait avec le plus grand courage depuis quelques mois. Yvon s'en est allé avec le bonheur d'avoir pu réunir une dernière fois, en 2007 à Rosas, la majorité de ses copains et ami(e)s de Lourmel. Nous garderons de lui le souvenir d'un homme affable, d'une grande générosité et d'une gentillesse extrême. Nous adressons à son épouse Elisabeth et toute sa famille nos témoignages de sympathie et nos sincères condoléances. La rédaction du site de Lourmel
Présentation
J'ai eu la chance de revoir notre village au cours de deux séjours. Le premier en 1971 avec Serge Grousseau, encore directeur des brasseries algériennes d'Oran (BAO), qui avait eu la gentillesse de m'accueillir quelques jours dans sa famille alors que je me trouvais en vacances estivales chez mon oncle Raymond Maillé qui vivait et travaillait à cette époque là à Alger. Le second de 1989 à 1993 alors que j'étais missionné pour assurer la sécurité de l'Ambassade de France et la résidence de l'Ambassadeur de France à Alger.
Le destin fait parfois bien les choses ! Il m'aura ainsi permis de mieux connaître
et d'apprécier ce merveilleux pays qu'est l'Algérie, même si j'ai eu, moi
aussi, à le connaître en des périodes agitées.
C'est avec de vives émotions que j'ai pu véritablement
découvrir ce "Lourmel", de toutes les attentions, qui alimente
toujours et encore les conversations familiales avec malheureusement de moins en
moins de témoins de l'histoire de ce village Pied Noir où il faisait bon
vivre.
Mes souvenirs personnels se résumaient à bien peu de choses : un lâché de
ballons sur la place de la Mairie, quelques clichés de notre maison rue
Barioulet, un goûter et un Noël chez Bon Papa et Bonne Maman Maillé... bref
trop peu de choses pour véritablement me situer provoquant cette soif intense
de savoir, ce besoin viscéral de connaître, cette nécessité d'approcher et
de mémoriser de mes sens les couleurs, les senteurs de cette terre fortement
marquée de l'empreinte familiale. Pour avoir entendu tant d'éloges de ce pays,
j'ai trop souvent ressenti cette frustration de n'avoir pu goûter moi aussi
tout ce que cette vie outre-méditerranée avait de bonne, surtout parce que
j'appartiens à une génération qui est en balance entre ce trop vécu en
France et ce si peu en Algérie. Certes, j'ai eu la chance de ne pas connaître
le pire. Abondance de bonheur prête au malheur et rend plus insupportable la douleur. Je n'ai pas, comme tant de
Pieds Noirs, eu à subir les peurs et les peines, eu à souffrir les abandons et
les déchirements, eu à vivre la détresse. Je n'ai pas été entraîné dans
le tourbillon des affres de la Guerre et de l'Exode car j'ai quitté Lourmel le
14 avril 1955.
En 1954, les prémices du conflit franco-algérien
avait en effet décidé mon père Louis-François à quitter la terre natale
pour s'installer en France et se lancer à nouveau dans la gestion d'une
exploitation viticole; exploitation qu'il n'achètera d'ailleurs jamais,
"boudé" par ses parents qui ne lui apportèrent pas le soutien
financier qu'il espérait et qui ne savaient pas que, sept ans plus tard, ils
allaient quelque peu regretter la clairvoyance de leur fils.
L'histoire est ainsi faite et malheureusement le retour en arrière n'est
prouesse réalisable qu'au cinéma.
Mon désir est de faire partager, à ceux qui ont vécu ou connu Lourmel, les
photographies que j'ai réalisées au cours de ces deux séjours, d'apporter
quelques témoignages de ce vécu mais aussi, faire découvrir, à ceux qui
n'ont jamais connu ce village, situé à une quarantaine de kilomètres d'Oran,
sa physionomie et un peu de son histoire.
J'ai également pensé qu'il serait intéressant pour ceux qui sont attachés à
la connaissance de leur famille- liée de près ou de loin à la mienne - de
retrouver quelques notes généalogiques que mon père Louis-François a engrangées
au fil des années et que j'ai complétées lors de mes visites à El Amria.
El Amria demeurera à jamais Lourmel pour tous
ceux qui y ont vécu et que leur mémoire fait encore vivre dans ce village.
Pour moi, l'histoire de Lourmel est servie par l'imagination et la réalité de
quelques témoignages engrangés du vivant de mes regrettés grands
parents: Albert et Céline Maillé, Jeanne Louise Maillet veuve
Fernand-Lucien Robert épouse d'Armand Demeuré, Tata Mimi (Joséphine
Philippine Cambillau) et son époux Tonton Charlot (Charles Durr), Tata Ninette
(Noëlie Cambillau veuve Baudé), Tata Céline (Blanc), Tata Titi (Mélanie
Antoinette Cambillau) épouse de Tonton Jean (Pitt), Tonton André et Tonton
Paul (Cambillau) et mes autres grands oncles et grandes tantes : Doërmann,
Petit, Perrin... qui ont emporté avec eux et, à jamais, tant de souvenirs.
Pour continuer à faire vivre Lourmel, ma génération
est trop privée de vécu. Il reste ma grand tante Suzanne Maillé veuve Baby et
la génération qui a précédé la mienne : mon père, ma mère Maryse Maillé,
André Yung, Michèle et Freddy Durr, Yvan Baudé, Lucien Petit, Jean Paul et
Charly Pitt, Jean-Marie, Arlette et Renée Paule Cambillau, Marie-Paule Pitz,
les soeurs Decelis (Marithé, Martha, Mandette et Bernadette), Mireille
Blanchoin, Paul Chollet.., sans oublier Raymond Maillé, mon oncle, qui, depuis
peu, immortalise par ses écrits ses souvenirs de lourmélien de souche, mais
aussi la vie d'un Lourmel de fêtes et de bonheur, de sang et de larmes, le
quotidien de ces fils de colons de la première heure, des gens simples,
travailleurs, pour la plupart enracinés à leur terre par les ceps de vigne,
aujourd'hui curieusement regrettés par les algériens qui les ont connus.
Qu'au travers de ce site, les lourméliens qui le
souhaitent trouvent un espace repère mais aussi un lieu de dialogue, de
rencontres et de partage d'informations.
Pour la mémoire de Lourmel et en hommage à tous les lourméliens qui nous ont
quittés et ont retrouvé le bonheur perdu dans l'au-delà.
Bienvenue à tous ceux qui visitent le site.
Bernard ROBERT (mai 2004)
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